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Wiazemsky - Ishiguro

Publié le par Brouillard

Aujourd'hui, en regardant l'actualité littéraire, mes sentiments oscillent entre joie et tristesse !

La tristesse tout d'abord en apprenant la mort de l'actrice et romancière Anne Wiazemsky. J'ai passé quelques jours de ce printemps et de cet été à lire ses souvenirs de jeunesse sur ses premières expériences d'actrice et ses amours. Je suis profondément affectée, car j'avais commencé à la découvrir par ses écrits, je commençais à effleurer sa vie et voilà qu'elle n'est plus ! Vous pouvez lire l'article du site actualitté qui lui est consacré.

 

 

 

 

 

 

La joie, elle est due à l'attribution du prix Nobel de littérature 2017 à Kazuo Ishiguro que j'ai  découvert récemment et dont j'ai dévoré Le géant enfoui, que je continue de recommander vivement autour de moi. Vous pourrez également lire l'article d'actualitté qui lui est consacré. J'ai lu également Auprès de moi toujours (que j'ai aussi apprécié ;) Je suis très heureuse !

 

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L'héritage des rois-passeurs de Manon Fargetton

Publié le par Brouillard

L'héritage des rois-passeurs de Manon Fargetton

Prix Imaginales 2016, meilleur roman francophone

 

Bragelonne, 2015 (312 p.) ISBN 9782352948292 ou Milady, 2016 (ISBN 2811218238)

J'ai donc fini ma lecture de ce roman de fantasy et j'ai apprécié cette histoire dont le poids de l'héritage bouleverse les vies, conditionne les destins sur plusieurs générations jusqu'à ce qu'un événement rompe ce cycle et provoque une nouvelle boucle. Enora est la jeune fille qui vit cette interruption, qui découvre le poids qui pesait sur sa famille en retournant au point d'origine du drame. L'intrigue est fluide, l'univers et les personnages bien dépeints. C'est une lecture agréable :)

Synopsis : Ombre, univers peuplé de magie, et Rive, le monde tel qu'on le connaît, sont les deux reflets déformés d'une même réalité.
Enora est unique : elle peut traverser d'un monde à l'autre. Lorsque sa famille est brutalement décimée par des assassins masqués, elle se réfugie au seul endroit où ses poursuivants ne peuvent l'atteindre. Au royaume d'Ombre, sur la terre de ses ancêtres. Là-bas, Ravenn, une princesse rebelle, fait son retour après neuf ans d'exil passés à chasser les dragons du grand sud. Sa mère, la reine, est mourante. Ravenn veut s'emparer de ce qui lui revient de droit : le trône d'Ombre. Et elle n'est pas la bienvenue.
Deux monde imbriqués. Deux femmes fortes, éprouvées par la vie. Deux destins liés qui bouleverseront la tortueuse histoire du royaume d'Ombre...

 

Publié dans Fantasy

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Bonne Année 2017 !

Publié le par Brouillard

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Serge Joncour + Rimes de Claude Nougaro

Publié le par Brouillard

A l'écoute de l'émission "Des papous dans la tête" de France Culture, "les Papous voyagent, voyagent" du 2/10/16, une nouvelle version de cette chanson "Rimes" de Nougaro m'a plu.

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Et dans cette émission, l'auteur Serge Joncour, qui a reçu le prix Interallié 2016 pour son titre Repose-toi sur moi, s'imagine en candidat des primaires de l'assemblée des co-propriétaires d'un immeuble ;D [Ce titre sera ma lecture de fin d'année !]

Afficher l'image d'origine Repose-toi sur moi par Joncour

J'aime particulièrement l'auteur Serge Joncour que je ne connais pas depuis bien longtemps et dont je n'ai pas lu tous les livres, mais j'ai apprécié L'amour sans le faire (2012), l'Ecrivain national (2014) et mon coup de coeur L'homme qui ne savait pas dire non (2010).

Serge Joncour - L'homme qui ne savait pas dire non. Serge Joncour - L'amour sans le faire. Afficher l'image d'origine

 

Publié dans Roman français, Bavardage

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Le crayon du charpentier de Manuel Rivas

Publié le par Brouillard

Le crayon du charpentier de Manuel Rivas

Traduit du galicien par Ramón Chao et Serge Mestre*

Folio, 2002

Le Crayon du charpentier par Rivas

1936. Dans une prison galicienne, peu après le coup d'État de Franco, un jeune peintre anarchiste dessine avec un crayon de charpentier le célèbre Porche de la Gloire de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il prête aux différents personnages bibliques les gestes et le visage de ses camarades de captivité, tous condamnés à être assassinés lors d'une des sordides exécutions sommaires organisées par les fascistes. Le garde civil Herbal, chargé de surveiller les prisonniers politiques, suit en secret la progression du dessin et, le soir où, sur l'ordre de ses supérieurs, il tire une balle dans la tête de l'artiste, il ne peut s'empêcher de ramasser le crayon. Il est alors bien loin de se douter qu'à chaque fois qu'il le posera sur son oreille, celui-ci parlera avec la voix de la victime...
Un petit chef d'œuvre de finesse et de sensibilité qui s'élève tel un chant d'espoir au milieu des horreurs de la guerre.

 

coeur

Un chef d'oeuvre. Un livre poignant sur les représailles et les conditions de détention des rouges-communistes- et des républicains emprisonnés par les fascistes. L'histoire prend ses racines en Galice, au Nord-est de l'Espagne, elle lie deux personnages que nous suivront : le docteur Da Barca et le militaire Herbal.

Le récit commence par le présent des protagonistes en Espagne, bien après la guerre civile et après la mort du général Franco. Herbal raconte ensuite dans l'ordre chronologique, sans digression, les événements du passé, son histoire à Maria de Visitação "qui avait débarqué depuis peu de temps d'une île de l'Atlantique africain. Elle n'avait pas de papiers. On l'avait en quelque sorte vendue à Manila. [...]  Elle se disait qu'elle était trop au nord. Et qu'au-dessus de Fronteira commençait un paysage de brouillard, de tempêtes et de neige." Herbal est devenu une sorte de gardien dans un club.

Le docteur est en couple avec une femme magnifique, une belle plante rousse aux yeux verts, Marisa Manillo. Herbal connaissait de vue Marisa et représentait pour lui un idéal inaccessible.

Au tout début du récit, le docteur Daniel Da Barca se présente à un journaliste venu l'interviewer comme : "un révolutionnaire, expliqua-t-il soudain, un internationaliste. Un internationaliste de l'époque. De l'époque de la Première Internationale, si vous voyez ce que je veux dire !"

Le docteur Da Barca va être arrêté et emprisonné, déplacé, mais il restera toujours sous le contrôle, le regard du gardien Herbal qui met tout en oeuvre pour suivre et maintenir son ascendance sur le médecin. Cette stratégie est payante puisqu'elle lui offre la chance de voir lobjet de ses rêves, la fiancé du docteur. La peur dans la prison, les relations entre les prisonniers incertains sur le sort qui les attend, les conditions carcérales qui visent à retirer toujours plus sûrement toute liberté, tout moyen d'évasion même mentale sont bien dépeintes par le récit.

* J'ai lu un roman de Serge Mestre : La lumière et l'oubli, 2009(TB)

Serge Mestre est né dans le sud-ouest de la France d'un père républicain espagnol, réfugié politique. Traducteur, il réside depuis 1975 à Paris. Après Les Plages du silence (1991) et Le Livre des rives (1995), La Lumière et l'Oubli est son sixième ouvrage.

 

1953, quelque part en Catalogne, deux adolescentes trompent la vigilance des gardes civils, sautent du train et s'enfuient à travers la campagne. Filles de Républicains espagnols, Esther et Julia échappent ainsi à leur sort dans une Espagne soumise au joug franquiste.

Mais c'est trente-cinq ans plus tard, en France, qu'elles retrouvent la pleine mémoire de leur aventure. Par vagues successives, le souvenir brûlant les submerge et l'Espagne qu'elles ont fuie ressuscite en une fresque irréelle et terrible où se croisent de multiples destins : enfants martyrisés dans les couvents, lourds secrets des familles adoptives, médecins convaincus de pouvoir extirper «le gène du marxisme», résistants passeurs qui risquent leur vie à la frontière...

Bien au-delà d'un classique roman historique, La Lumière et l'Oubli est une épopée du souvenir, où remontent d'étranges coïncidences familiales, révélant à chaque personnage la face cachée de ses origines.

 

Publié dans Roman espagnol

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Quand le diable sortit de la salle de bain de Sophie Divry

Publié le par Brouillard

Quand le diable sortit de la salle de bain  : roman improvisé, interruptif et pas sérieux de Sophie Divry ; Notabilia, septembre 2015

 On lit et voit l'auteure jouer avec les mots lors de ses fusions de verbe "s'exclamaugréa ma mère", ""continunia maman" ;

elle joue avec le rythme des phrases, le souffle, dans ses phrases énumératives à rallonge -sur plusieurs pages pages parfois-, telle la liste de tous les plats somptueux d'un repas de famille ; 

elle joue aussi avec la répétition de mots : "j'habite dans un vieux quartier d'une ville ancienne, en vacances je vais chez ma vieille mère dans un vieux village réhabilité où on peut visiter de vieux châteaux historiques."

Le jeu porte aussi sur la syntaxe et la typographie avec l'apparition de ruptures de marges dans la forme justifiée du texte, de calligraphies, d'emploi du gras et d'un changement de polices selon des circonstances bien précises et coïncidant avec le récit. Effectivement souvent ces jeux visuels relèvent d'une prise de parole du personnage d'Hector ou du diable Lorchus. D'ailleurs dans le récit même la mise en scène visuelle est notifiée  "je lui demandai s'il s'exprimait en caractères gras par esprit de contradiction".

Sur l'histoire, vision de la vie d'une jeune femme touchant les minima sociaux et vivant un enfer personnel avec 40€ pour finir le mois (10 jours à tenir), où l'écriture, son échappatoire, est le lieu de tous ses fantasmes, mais ne la sauve de son quotidien difficile. L'humour est présent dans la forme et aussi dans le fond, ne sortez pas vos mouchoirs. On assiste aux pétages de plombs d'une détresse administrative, sociale, humaine, on a même droit à de petites leçons assez convenues. On ne tombe pas dans le misérabilisme de notre société et des êtres sans emploi en perdition, même si la recherche d'emploi et de revenus sont de vrais parcours du combattant.  

Pourtant moi, rien, néant, insensibilité totale à tous les efforts de l'auteure : 1 longue énumération oui, plusieurs lassent, une invention verbale pourquoi pas, du sexe on peut en saupoudrer le récit, mais là je ne lis que de la vulgarité qui d'ailleurs se présente comme telle, se revendique dans une sorte d'impolitiquement correct pour rompre avec le quotidien du personnage de l'auteure qui lui est navrant, semé d'embûches financières, administratives. C'est un vulgaire décalé qui est sensé faire rire ! Je n'ai même pas souri. Hermétique. Je suis passée à côté de cette sélection de l'été de ma bibliothèque municipale. En même temps les goûts et les couleurs, ça ne se commande pas. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans un petit studio mal chauffé de Lyon, Sophie, une jeune chômeuse, est empêtrée dans l’écriture de son roman. Elle survit entre petites combines et grosses faims. Certaines personnes vont avec bonté l’aider, tandis que son ami Hector, obsédé sexuel, et Lorchus, son démon personnel, vont lui rendre la vie plus compliquée encore. Difficile de ne pas céder à la folie quand s’enchaînent les péripéties les plus folles.

 

Publié dans Roman français

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