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39 articles avec poesie

Léo Ferré expo à Beaune

Publié le par Brouillard

La bibliothèque Gaspard-Monge rend hommage à Léo Ferré avec une exposition exceptionnelle et unique du 5 mars au 29 octobre 2016

 

http://bit.ly/1TNNhP5

Publié dans Poésie

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Philippe Jaccottet publié dans la Pléiade

Publié le par Brouillard

"Célébrons la poésie", voici le titre d'une émission de France Inter, en cette période du printemps des poètes (8 au 23 mars 2014; si vous voulez lire d'autres actualités rendez-vous sur Scoop it "culture poétique" ).
 
Dans ce début d'article, on y lit une information qui n'aura pas échappé aux amateurs de poésie : Philippe Jaccottet, poète suisse vient d'intégrer la liste prestigieuse des auteurs publiés par la Pléiade (Oeuvres, paru le 20 février dernier).
Pour louer avec éclat cette nouvelle, quoi de mieux qu'un texte repris dans la Pléiade de ce poète maintenant âgé de 88 ans.
L'ignorant
 
Plus je vieillis et plus je crois en ignorance,
plus j'ai vécu, moins je possède et moins je règne.
Tout ce que j'ai, c'est un espace tour à tour
enneigé ou brillant, mais jamais habité.
Où est le donateur, le guide, le gardien ?
Je me tiens dans ma chambre et d'abord je me tais
(le silence entre en serviteur mettre un peu d'ordre),
et j'attends qu'un à un les mensonges s'écartent :
que reste-t-il ? que reste-t-il à ce mourant
qui l'empêche si bien de mourir ? Quelle force
le fait encor parler entre ses quatre murs ?
Pourrais-je le savoir, moi l'ignare et l'inquiet ?
Mais je l'entends vraiment qui parle, et sa parole
pénètre avec le jour, encore que bien vague :
 
"Comme le feu, l'amour n'établit sa clarté
que sur la faute et la beauté des bois en cendres..."
 

Publié dans Poésie

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L'Ordonnance du Crépuscule de Jean-Pierre Crespel

Publié le par Brouillard

L'Ordonnance du Crépuscule suivi de Et si le Feu et le Gel de Jean-Pierre Crespel

Editions La Feuille de thé, 2013

ISBN 978-2-9542668-1-7; 20€

 

  

Un nuage blême me regarde

Ourlé des veines mauves

d'un marbre de tombeau

Dans la lumière exsangue des brouillards

 

 

Où est la vallée du Térébinthe

et la maison du pain

 

***

Qu'on me donne le pain de l'éveil

 

Et quand renaît chaque aurore

qu'on m'apporte une éphémère clarté

 

 

Je suis la silhouette anonyme

Bras tendus

Paumes ouvertes aux fenêtres

 

Qu'on me donne une mesure d'orge

 

Qu'on me donne

une cruche d'eau claire

 

Dans L'ordonnance du Crépuscule, Jean-Pierre Crespel nous convie à voyager vers l'Orient, ses couleurs, ses senteurs, ses paysages. Il nous transporte dans le "labyrinthe des couloirs de l'univers", nous apprend "Comment [nous] évader /de [notre] propre présence". L'écriture simple, claire, fouille par la mémoire ces terres tant convoités par l'exilé.

Publié dans Poésie

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Poèmes de Matéi Visniec

Publié le par Brouillard

Matéi Visniec est un dramaturge d'origine roumaine. Exilé à Paris en 1987, il a publié depuis une trentaine de pièces de théâtre écrites en français, régulièrement jouées sur les scènes d'Europe. Il est aussi l'auteur de quatre romans écrits en roumain.

Matéi Visniec écrit des pièces de théâtre, de la poésie ou de romans.

 

Voici des extraits de son recueil La ville d'un seul habitant

 

Du suicide
c’est un jour
où le papillon vient
et se pose sur
ma cigarette allumée
je le regarde ébloui
devenir cendres
je me rends compte qu’il s’agit
d’un suicide
à substrat politique
mais je ne comprends pas pourquoi ce choix-là
pourquoi ma cigarette
 
 

Le temps des marrons
c’était au temps des marrons et les habitants euphoriques
passaient devant ma fenêtre ils me criaient
en ricanant, sauvage, aujourd’hui sur quoi,
sur quoi tu veux encore écrire ?
 
c’étaient des temps durs tour à tour
les habitants euphoriques traversaient
ma chambre ils feuilletaient mes livres essayaient
mes habits se vautraient sur mes sièges
ils me chuchotaient à l’oreille, sauvage,
aujourd’hui sur quoi, sur quoi tu veux
encore écrire ?
 
ils m’apportaient mes casseroles pleines me
mettaient le couvert m’apportaient du vin
et des fruits et puis l’orchestre municipal
me jouait du Vivaldi
 
et tour à tour ils se demandaient bien quoi aujourd’hui,
qu’était-ce aujourd’hui qu’il allait encore écrire ?
 

http://visniec.com/pages/PDF/poesie.pdf

Publié dans Poésie

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Antonio Gamoneda

Publié le par Brouillard

Le prix international de poésie "Argana" remis à l'Espagnol Antonio Gamoneda (1931-...).

Antonio Gamoneda est né à Oviedo, dans les Asturies, en Espagne.

Sa poésie est sombre, profonde, grave. Il a vécu la Guerre Civile en Espagne. Sa poésie oscille entre rencontre de l'autre, connaissance et crainte de la mort.

Il avait reçu le Prix National de Poésie en 1987 et les Prix Cervantès et Reina Sofia en 2006. Il a été distingué par le Prix Européen de Littérature en novembre 2005.

 

Son oeuvre joue avec l'ombre et la lumière qui couvre toute chose.

Si vous voulez en lire plus sur cet auteur voici quelques liens : Editions Arfuyen ; Esprits Nomades 

 

Amor

Mi manera de amarte es sencilla :
te aprieto a mí
como si hubiera un poco de justicia en mi corazón
y yo te la pudiese dar con el cuerpo.

Cuando revuelvo tus cabellos
algo hermoso se forma entre mis manos.

Y casi no sé más. Yo sólo aspiro
a estar contigo en paz y a estar en paz
con un deber desconocido
que a veces pesa también en mi corazón.

Publié dans Poésie

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Cent poèmes de Victor Hugo

Publié le par Brouillard

Cent poèmes de Victor Hugo : le siècle avait deux ans

Textes réunis et présentés par Albine Novarino et Béatrice Mandopoulos

Photographies de Michel Maïofiss

Omnibus, 2010

ISBN : 978-2-258-05790-6

 

 

"Ecrit sur la vitre d'une fenêtre flamande" (tiré Des Rayons et les ombres)

 

J'aime le carillon dans tes cités antiques,

Ô vieux pays gardien de tes moeurs domestqiues,

Noble Flandre où le nord se réchauffe engourdi

Au soleil de Castille et s'accouple au Midi !

Le carillon, c'est l'heure inattendue et folle,

Que l'oeil croit voir, vêtue en danseuse espagnole,

Apparaître soudain par le trou vif et clair

Que ferait en s'ouvrant une porte de l'air.

Elle vient, secouant sur les toits léthargiques

Son tablier d'argent plein de notes magiques,

Réveillant sans pitié les dormeurs ennuyeux,

Sautant à petits pas comme un oiseau joyeux,

Vibrant, ainsi qu'un dard qui tremble dans la cible ;

Par un frêle escalier de cristal invisible,

Effarée et dansante, elle descend des cieux ;

Et l'esprit, ce veilleur fait d'oreilles et d'yeux,

Tandis qu'elle va, vient, monte et descend encore,

Entend de marche en marche errer son pied sonore !

 

Malines-Louvain, 19 août 1837

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