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6 articles avec litt etrangere

Les curieuses rencontres du facteur de Skogli de Levi Henriksen

Publié le par Brouillard

Les curieuses rencontres du facteur de Skogli de Levi Henriksen

Traduction Loup-Maëlle Besançon

Pocket, 2014 ou Presse de la cité, 2012

Littérature norvégienne

 

Les curieuses rencontres du facteur de Skogli par Henriksen

  Le jour de son cinquième anniversaire de mariage, Simon Smidesang découvre sa femme au lit avec un autre. Il démissionne de son travail de journaliste et part se réfugier dans la maison de ses grands-parents, à Skogli. Là, il devient facteur et fait la connaissance de villageois tout sauf ordinaires : un couvreur passionné d'insectes et d'oiseaux. Un vieux monsieur élégant qui l'invite à faire sa pause du midi chez lui. Une vieille dame qui, chaque année à la même date, suspend devant chez elle les costumes de son défunt mari. Ou encore une mystérieuse jeune femme, nouvelle dans le village, qui ne sort quasiment jamais de sa maison. Toutes ces personnes lui permettront-elles d'oublier l'encombrant souvenir de celui avec qui sa femme l'a trahi et lui redonneront-elles le goût de vivre ?

 

 

 

 

 

Levi Henriksen - Les curieuses rencontres du facteur de Skogli.

 

  Le protagoniste principal a quitté sa vie de journaliste, sa femme, sa ville pour s'installer dans la maison de ses grands-parents dans laquelle il avait passé enfant de bons moments. Il s'approprie les lieux, devient facteur dans sa commune ce qui l'oblige le matin à se lever et le sort de sa déprime et lui fait rencontrer les administrés de Skogli. Il en connaît certains d'ailleurs de l'époque où il venait passer les vacances d'été dans la région. Toutefois le contexte est différent, il vient s'implanter. Sa tournée va le conduire à faire des connaissances excentriques, touchantes, à se lier d'amitié avec certains et à être le lien social pour d'autres. Les histoires sont comme le titre l'indique "curieuses" dans le sens d'étrange, d'inattendue, incroyable parfois et d'autres au contraire sont plus réalistes. Quelque soit le genre de rencontre que fait Simon, il est confronté aux joies et aux blessures des habitants de Skogli qui en font un confident ou qui s'intéressent à lui, au-delà de son métier, à ses souffrances personnelles. Tous les personnages et les liens qui les unissent les uns aux autres forment un ensemble attachant, hétérogène, loufoque parfois, mais cohérent.

Lecture agréable, plutôt légère !

 

 

 

 

 

Publié dans Litt étrangère

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La vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joël Dicker

Publié le par Brouillard

La vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joël Dicker

Ed. Fallois, 2014 

Grand Prix du roman de l'Académie Française en 2012
Goncourt des Lycéens en 2012

À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.


Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d'avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.


Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d'écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Sous ses airs de thriller à l'américaine, La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l'Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.


Tout d'abord je tiens à remercier l'ami qui m'a prêté ce livre, car malgré le succés libraire et le métier de son protagoniste principal, écrivain, je n'aurais pas de moi-même lu ce titre. Une autre de mes amies me l'a vivement recommandé. Deux personnes proches qui en font une publicité positive, il fallait absolument que je le lise pour m'en faire ma propre opinion.

 

Alors les deux ont lu ce titre de près de 700 pages en 3 jours, avec une véritable envie d'avancer le plus rapidement possible pour connaître le dénouement. Il me fallut bien plus de temps pour le lire. J'avoue même que si je n'avais pas été stimulée par leurs propos je l'aurais peut-être laissé de côté pour plus tard. Mais un livre prêté doit être rendu dans un délai raisonnable. Aussi me suis-je accrochée et j'ai retrouvé l'entrain du début de lecture au moment des 100 dernières pages.

De mon point de vue, il y a bien 200 pages de trop. Que de longueurs ! L'auteur a beaucoup joué sur des effets de retardement dans la résolution de l'énigme et cet artifice littéraire aussi bien dans le déploiement de l'histoire que dans l'écriture, m'a été pénible. Et même si j'ai apprécié les dernières pages, j'ai trouvé ce dénouement surfait. J'avoue avoir été surprise puisque je ne m'attendais pas à un effet de poupées russes. Je n'avais pas démêlé tous les noeuds, mais les grosses ficelles si, pas pour les bonnes raisons que la fin du récit stipule, mais tout de même de grosses zones d'ombres s'étaient éclaircies avant.

Ceci est mon humble ressenti.

J'ai donc éprouvé quelques difficultés dans mon rythme de lecture, qui ralentissait au fur et à mesure. Toutefois, je ne peux pas dire que j'ai passé un mauvais moment de lecture. Dans l'ensemble ce fut une belle découverte, mise à part ces fameuses longueurs, je ne regrette pas de l'avoir lu. Il était intéressant de lire cette mise en abyme du travail de l'écrivain avec ses passages à vide, ses tourments, les délais à respecter, le rouleau compresseur du monde éditorial, ses réussites. De même au niveau de l'enquête de police, c'était une bonne vision des réactions des gens face à un drame, le retournement des lecteurs pour leur auteur adulé, la descente aux enfers d'un homme que tout accuse : pas de présomption d'innocence, un linchage public, une condamnation des moeurs particulièrement musclée.

Disons pour conclure que je n'adhère qu'à 60% à l'engouement général que ce titre a suscité.

Il en faut pour tous les goûts me direz-vous et vous aurez franchement raison

Je vous laisse donc vous faire également votre propre avis.


Publié dans Litt étrangère

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Mine de petits riens sur un lit à baldaquin de Radu Bata

Publié le par Brouillard

Mine de petits riens sur un lit à baldaquin de Bata Radu Galimatias, 2011 

Merci Masse critique de Babelio

Radu Bata - Mines de petits riens sur un lit à baldaquin

Épigraphe : « Le sommeil est un musée de poupées de cire dont je suis le proxénète à la retraite »


Un recueil sur le sommeil qui fait la part belle à la veille. Un livre kaléidoscope qui contemple la nuit avec des yeux aveuglés par le soleil des hommes. Un parcours personnel en morceaux, à mi-chemin entre journal, poésie et narration, où le langage et ses éclairages font des pirouettes quand ils ne sortent pas du chapeau des lapins volants. Des galettes de textes aussi divers que possible qui cachent des fèves : rhétoriques, encyclopédiques, étymologiques, polyphoniques, humoristiques...
« Mine de petits riens sur un lit à baldaquin » est « le testament français d’un voyageur sans bagages ».

 

Ce journal de pensées est original tant dans son écriture que dans les idées. De la prose aux vers, le sommeil est la thématique des réflexions de l'auteur. Ce petit livre est un ovni dans les publications actuelles, une source de renouvellement qui peut se lire en continu ou non. Il est possible d'ouvrir au hasard le livre et de prendre connnaissance du texte qui se laisse pétrir sans résistance. Un texte ou plusieurs à lire avant de s'endormir, permettent de prendre conscience de l'acte même de dormir. Radu Bata semble enclin à des difficultés à trouver le sommeil, à des ruptures de cycle et il s'interroge sur le pourquoi de ces situations.

 

"Altercation sur l'oreiller" (13/09/2010)

Il ne va pas bien ces derniers temps, mon Marchant de Sable. Il prend du retard et de plus en plus souvent. Il a des bouffissures et des moments d'absence. Il est étourdi et il radote. Bref, il se fait vieux. Du coup, il se goure quand il ne se trompe pas franchement [...]

 

Je me dois de caractériser l'originalité des textes, ils sont construits sur le modèle suivant : un titre, une citation (d'abord empruntée à une personnalité puis non référencée) et le corps du texte. A cela s'ajoute des jeux typographiques qui confèrent parfois une polyphonie au texte. Nous sommes dans les méandres de l'esprit, du passage de la conscience à l'inconscient de l'auteur.

 

" Le sommeil n'est pas une docile Aphrodite" (Indéfinitions; 14/11/2010)

Le someil est une amazone dont vous êtes la nuit le cheval de bataille

Le sommeil est une femme seule et muette : il vit en autarcie, loin du commerce sonore des paroles

Le sommeil est une femme de Picasso avec un oeil myope à la place du sexe et une fleur bleue à la place du coeur [...]

 

Il se met en scène comme il met en scène le sommeil qu'il personnifie souvent. Ses images sont poétiques, il joue avec les mots, les sons. Il aime la langue et le piouvoir qu'elle lui confère pour interroger le sommeil. C'est un explorateur :

"Aller retour dans la case abandon" (03/11/201)

 

Silo : Charles Cros avait raison :"On meurt d'avoir dormi longtemps".

La genèse avait raison :"Tu es poussière et tu retourneras poussière".

Lovés dans leur panier, roulés dans la farine, les morts ont toujours tort.

 

 Mourir et dormir sont égaux devant Dieu : deux verbes irréguliers comme les vies qu'ils déterminent, ils ont l'accent, la texture, la morphologie quasi identiques et ce n'est pas un hasard.

Même observation pour mouroir et dortoir, noms masculins de grisâtre évocation. Au delà du lit sur lequel ils reposent, du revenanr r ou du suffixe éteignoir, leur ressemblance n'est pas fortuite; l'inconscient collectif les a assemblés à bon escient (!) dans le travail multiséculaire de formation de la langue.

 

Publié dans Litt étrangère

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Le mec de la tombe d'à côté de Katarina Mazetti

Publié le par Brouillard

  Le mec de la tombe d'à côté de Katarina Mazetti

Roman traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus

Chez Actes Sud,2009,

Collection Babel

 

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune.
Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision.
Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.
 
Ce qui fait le charme de ce roman c'est l'écriture de l'auteur qui mêle humour et gravité. La construction du roman alterne les points de vue sur une même situation : une fois c'est Benny qui peint la scène et donne son ressenti et au chapitre suivant c'est Désirée. Ce procédé permet de mettre en lumière les quiproquos et les problèmes de communication, de compréhension des personnages. Etant de deux univers opposés, il est aisé d'imaginer le contenu du livre par ce jeu des différences. Toutefois l'auteure ne tombe pas dans les travers rabâchés mille fois et les caricatures. Elle s'attache à faire le portrait de deux individualités accaparés par un quotidien prenant, pour ne pas dire envahissant pour Benny et un autre, littéraire, culturel, en contact aussi avec autrui.  D'un côté, on trouve l'homme qui aime ses vaches et ne comprends pas l'engouement suscité par la lecture et de l'autre, la femme-enfant, naïve, un peu paumée, qui se sent étriquée dans cette maison décorée par la mère de Benny. Pourtant, ils font de petits pas l'un vers l'autre : Benny change la décoration de la chambre croyant faire plaisir à Désirée et celle-ci continue de lui rendre visite, car l'attirance qui les anime est rafraîchissante, elle est une nouvelle accroche de la vie dans leurs existences. Hélàs cela ne suffit pas à faire tomber les barrières qui les sépare, l'amour n'a pas vaincu, n'a pas réussi à créer un compromis de vie entre ces deux êtres. Ce n'était pas un conte de fée, mais une histoire d'amour comme le monde en est peuplé...

Publié dans Litt étrangère

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La femme qui lisait trop de Bahiyyih Nakhjavani

Publié le par Brouillard

La femme qui lisait trop de Bahiyyih Nakhjavani

roman traduit de l'anglais par Christine Le Boeuf

Actes Sud, 2007

   

Téhéran, seconde moitié du XIXe siècle : la cour du shah fourmille d'intrigues de palais, complots et autres tentatives d'assassinat plus ou moins abouties, sous l'ironique et cruel regard de la mère du souverain persan... Voici que cette fois, pourtant, ce très ancien royaume va se trouver ébranlé non tant par les menées factieuses des uns ou des autres (menées qu'observe l'ambassadeur de Sa Royale Majesté la reine d'Angleterre) mais par l'irruption inattendue d'une poétesse fort lettrée dont, d'un bout à l'autre du territoire, les vers et les propos semblent agir sur quiconque en prend connaissance comme de puissants catalyseurs d'énergies "subversives" - voire "hérétiques" : entre ces deux adjectifs, que certains sont tentés de rendre synonymes, reste à savoir qui, de la poésie ou de la violence, va trancher... A travers la figure historique de la poétesse Tahirih Qurratu'l-Ayn, à laquelle la postérité se montra si peu soucieuse de rendre justice, et qui osa, en femme libre et en exceptionnelle rhétoricienne, affronter au péril de sa vie les tenants du pouvoir tant séculier que théologique de son temps, Bahiyyih Nakhjavani met en scène les enjeux éternels - et plus incandescents que jamais aujourd'hui - de la liberté d'expression dès lors qu'elle s'affronte aux puissants comme aux dogmes religieux. Ecrit dans une langue étincelante, qui croise subtilement les fils de l'Histoire, de la religion, de l'art et la question de la condition féminine, ce roman propose, sur le mode d'une fiction historique, une réflexion d'une indéniable actualité.

 

coeur

 

Chaque chapitre s'attarde sur la vie d'une femme : la mère (du shah), l'épouse, la soeur ( du shah), la fille (c'est-à-dire la jeunesse de la poétesse de Qazvîn, ainsi que sa propre fille).

 

Ce livre offre une vision des conditions de vie de la femme dans un pays où les hommes représentent le pouvoir et où les femmes sont isolées dans l'anderoun (partie de l'habitation qui leur est dédiée). Pourtant elles essaient à leur niveau d'influencer les hommes qui hélàs restent sourds à leurs prédictions. 

 

La mère du shah qui était régente quand son fils était trop jeune pour gouverner est frustrée d'avoir perdu le pouvoir sur le pays et sur son fils. C'est à une confrontation de puissance que nous assistons.

 

Le chapitre deux met en scène l'épouse du maire. La maison du maire sert en effet de prison au Shah, et c'est en ce lieu qu'est enfermée l'hérétique poétesse. C'est aussi le point de convergence des tensions qui existent entre la mère du Shah et ce dernier puisque la condamnation de cette femme est l'élément épineux de la politique du souverain. La seconde épouse à laquelle il est fait référence est celle du Shah. Il lui voua un certain culte à sa mort.

 

La soeur du Shah, bien qu'appartenant à la famille souveraine ne mène pas une vie meilleure que ses semblables. Au contraire, elle est le jouet de son frère pour conclure des alliances politiques. Sa sensibilité féminine l'a souvent mise en porte à faux.

 

Le chapitre sur la fille nous présente enfin la naissance des événements qui ont condamné la poétesse pour hérésie. Son défaut fondamental réside dans le fait qu'elle est sortie de son rôle de femme pour usurper celui des hommes. Lorsque j'écris ces lignes, je me positionne du point de vue des religieux qui l'ont condamné pour outrage aux coutumes et refus de se plier à celles-ci sous prétexte qu'elle savait lire et interpréter mieux que les hommes les mots du Livre saint.

 

Toutes ces femmes vivent dans un environnement où les lois sont dictées par les hommes et nous assistons aux alliances et trahisons que le temps provoque dans cette politique. 

 

Je crois avoir tout dit, sans en dévoiler trop, bien que le mal soit déjà fait je pense....

Toujours est-il que l'écriture est agréable, un lexique en fin d'ouvrage permet de comprendre les termes perses. Nous y retrouvons aussi une chronologie. Notre sensibilité ainsi que notre réflexion sont sollicitées dans ces lignes qui nous plongent dans un certain malaise.

 

Challenge ABC 2010

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La sexygénaire n'a pas dit son dernier mot de Virginia Ironside

Publié le par Brouillard

La sexygénaire n'a pas dit son dernier mot, Virginia ironside

TRaduit de l'anglais par Daphné Bernard

Nil Editions, 2007

 

 

 

Soixante ans dans quelques jours...
Retraitée et fière de l'être, Marie livre à son journal intime le pire et le meilleur de sa nouvelle vie : l'adieu aux pantalons moulants, le plaisir d'oser être paresseuse, insolente, gaffeuse... et aussi les grands drames, les grands bonheurs, la mort d'un ami, la naissance d'un petit-fils. Avec un humour décapant et une hargne joyeuse, Marie se moque d'elle-même et des autres en s'inventant un personnage de grand-mère indigne.
Jusqu'au jour où, alors qu'elle vient tout juste de troquer son lit double contre une banquette de célibataire, l'amour de sa vie pointe le nez. Heureusement, la sexygénaire n'a pas dit son dernier mot.

 

Ce livre "ne casse pas trois pattes à un canard", mais en même temps il n'en a pas la prétention. Entre légèreté, quelques traits grossis et d'autres vérités insinuées, ce livre est l'occasion de se détendre. Si vous avez besoin de sourire c'est tout à fait ce qu'il vous faut. Il s'agit d'un journal, du moment de vie d'une femme qui assume son âge  ainsi que certains préjugés qui y sont attachés. Elle a de l'assurance, se sent jeune et l'est d'ailleurs. Plusieurs portraits d'amis de son âge jalonnent le roman.

Quelques clichés s'offrent à nous, mais la gouaille et la lucidité du personnage effacent ces moments d'oublis de l'auteure.

 

Challenge ABC 2010

 

Citations :

 

 J'avais l'habitude de dire à Lisa : Attends d'être mariée pour être enceinte. Puis je lui ai dit : attends d'être avec un type sérieux. Et maintenant je lui conseille : Arrête donc la pilule et tape-toi des mecs ! 

 

Je refuse de faire partie des "à nos âges". Je suis satisfaite d'avoir "mon âge".

 

Sur ce, il a passé ses bras autour de mon cou, en riant et en me consolant. J'ai alors songé pour la première fois : je commence à vieillir si mon fils me réconforte, m'apprend la vie, veille sur moi. 

Publié dans Litt étrangère

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