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Vacances de fin d'année

Publié le par Brouillard

Ce sont les vacances de fin d'année !

Les décorations ont fleuri dans les rues, les devantures des magasins, chez nous. 


Les recettes gourmandes ont envahi nos assiettes.

Le plaisir d'offrir des cadeaux et d'en recevoir a été partagé dans la convivialté et la chaleur familiale.

Lectures festives vont bon train !

Pour moi c'est WICKED : la véritable histoire de la méchante sorcière de l'ouest

de Gregory Maguire.

Que de contes ont bercé notre enfance, de quêtes innombrables, d'apprentissage, de peurs !

De nombreux ingrédients jalonnaient les récits de nos parents pour nous endormir ou stimuler notre imagination...

J'espère que les lutins et le Père Noël vous ont bien gâté !

(Illustrations de Norman Rockwell que j'adore)

Joyeuses Fêtes à tous !

 

 

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Lecture thématique : la CENSURE

Publié le par Brouillard

Je vous propose un article qui met en miroir deux livres de deux auteurs de nationalités différentes (Américain et Tchèque), mais qui traitent d'un même thème : la liberté de penser !

Dans des sociétés totalitaires, le livre est perçu comme une menace par les dirigeants. Aussi pour lutter contre celle-ci, il est préconisé de détruire les livres avec toutes les pensées, les visions réelles ou imaginées du monde que les mots et les pages véhiculent.

 

En relisant Fahrenheit 451 (1953) de Ray Bradbury, je me suis souvenue d'un autre ouvrage (tchèque) qui traitait aussi de la destruction des livres : Une trop bruyante solitude (1976) de Bohumil Hrabal.

Ces deux ouvrages offrent des visions différentes de gouvernements despotiques, tyranniques souhaitant contrôler leurs citoyens.

Chez l'américain Bradbury, nous sommes dans une société futuriste où la figure du pompier s'est mutée en incendiaire au service de l'Etat ayant pour mission de brûler les livres -cachés par des réfractaires au régime. Chez Bohumil Hrabal, la destruction de la culture (ici par une presse mécanique) débutée lors de la seconde guerre mondiale par le parti communiste se poursuit  même après la fin de la guerre.

Les personnages destructeurs ont tous un objectif à atteindre, un quotat à faire. 

Que ce soit chez Ray Bradbury ou Bohumil Harbal, c'est par la figure d'un exécutant de la censure que la critique va naître. Le doute s'immisce aussi bien chez le pompier Montag que chez Hanta qui écrase des livres depuis 35 ans aussi tous deux en sauvent une poignée de la destruction. Cette entreprise de sauvetage est périlleuse, car les collègues veillent à la bonne marche du pouvoir. 

Les deux récits dénoncent le pouvoir en place par le truchement des personnages principaux, agents employés par ce même pouvoir. Nous assistons au quotidien de ces deux personnages broyés par leur tâche, qui doivent se restreindre à une certaine routine. De ces deux esprits qui étaient de parfaits agents s'éleve une réflexion critique et une rébellion intrinsèque qui les poussera à agir.

 

 

  Fahrenheit 451 par Bradbury

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Voir ici la critique de Quandletigrelit

Un film avait été réalisé par François Truffaut, en langue anglaise en 1966.

Une trop bruyante solitude par Hrabal

Depuis trente-cinq ans, Hanta écrase de vieux livres sous une presse hydraulique. Il écrase, il boit, il écrase, il soliloque en déambulant dans les rues de Prague. Cette culture qu'il est chargé de détruire, il s'est donné pour mission de la sauver. Dans l'avalanche de livres qui se déversent dans sa cave, il fait son choix, arrachant les uns à la mort, réservant à d'autres un traitement plus digne que celui auquel ils étaient promis. Ce faisant, il est bien loin d'atteindre les normes qui lui sont imposées...
"Je ne suis venu au monde que pour écrire Une trop bruyante solitude", confiait Bohumil Hrabal.

  D'autres avis sur lordeslivres et sur Babelio

Publié dans Lecture thématique

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Cent poèmes de Victor Hugo

Publié le par Brouillard

Cent poèmes de Victor Hugo : le siècle avait deux ans

Textes réunis et présentés par Albine Novarino et Béatrice Mandopoulos

Photographies de Michel Maïofiss

Omnibus, 2010

ISBN : 978-2-258-05790-6

 

 

"Ecrit sur la vitre d'une fenêtre flamande" (tiré Des Rayons et les ombres)

 

J'aime le carillon dans tes cités antiques,

Ô vieux pays gardien de tes moeurs domestqiues,

Noble Flandre où le nord se réchauffe engourdi

Au soleil de Castille et s'accouple au Midi !

Le carillon, c'est l'heure inattendue et folle,

Que l'oeil croit voir, vêtue en danseuse espagnole,

Apparaître soudain par le trou vif et clair

Que ferait en s'ouvrant une porte de l'air.

Elle vient, secouant sur les toits léthargiques

Son tablier d'argent plein de notes magiques,

Réveillant sans pitié les dormeurs ennuyeux,

Sautant à petits pas comme un oiseau joyeux,

Vibrant, ainsi qu'un dard qui tremble dans la cible ;

Par un frêle escalier de cristal invisible,

Effarée et dansante, elle descend des cieux ;

Et l'esprit, ce veilleur fait d'oreilles et d'yeux,

Tandis qu'elle va, vient, monte et descend encore,

Entend de marche en marche errer son pied sonore !

 

Malines-Louvain, 19 août 1837

Publié dans Poésie

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