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4 articles avec challenges

résultat des lectures de l'été 2011

Publié le par Brouillard

Bonjour à toutes et à tous,

C'est la rentrée, période de l'année des nouvelles résolutions et des bilans, avant LE bilan de fin d'année civile.

Mon résultat en terme de lectures effectuées est faible. J'ai été victime d'un coup de coeur -sans mauvais jeu de mot- dont les conséquences ont été de me bloquer dans les lectures suivantes. Je m'explique. 

 Après la découverte de la Dame n° 13 de José Carlos Somoza, je me suis inquiétée de savoir si je trouverais un livre qui me fascinerait autant. J'aurais pu me replonger dans son univers si particulier avec La clé de l'abîme que je suis allée emprunter dare-dare quand j'ai réalisé que je dévorais La dame n°13. Cependant, j'ai redouté de me lasser de son écriture et de sa capacité à faire naître la magie aussi, j'ai opté pour un autre titre de ma liste, un autre auteur.

 J'ai entamé La théorie des nuages, un récit splendide replaçant l'homme dans l'univers : de la naissance des noms des nuages à la météorologie actuelle, puis à la connaissance des deux protagonistes que sont la bibliothécaire, Virginie Latour et le couturier Akira Kumo qui se cherche par le truchement des nuages. Leurs rencontres tissent des fils entre l'histoire des nuages et celle de leurs vies et noue une amitié qui dévoile l'intériorité de chacun. Ce fut une belle découverte, bien que la partie consacrée au personnage d'Abercombie fut trop longue à mon goût. Mon attention et mon souffle furent crispés et retenus par l'épisode référençant la bombe atomique au Japon.  

 Toutefois le frein dans mes lectures ne fut pas apporté par le premier roman de Stéphane Audeguy, mais par le célèbre Coeur cousu de Carole Martinez.

 coeur 
 

 Une découverte, une passion est née tant l'écriture de Carole Martinez est vivante, magique, magnifique par sa faculté à faire vivre devant nos yeux les doigts de Frasquita Carasco. Son don nous plonge en transe, son destin tragique nous hypnose. Cette femme capture par la broderie toutes les beautés du monde, ce qui rend son quotidien plus sombre. Cette mère va tout faire pour donner un fils à son époux jusqu'à convoquer la magie pour y parvenir. Hélàs ! Son destin ne s'en verra pas éclairci ! Cependant malgré les difficultés, les obstacles de la vie, jamais elle ne baissa les bras et son art de couturière lui ouvrit un destin d'exception fait de jalousie, mais également parfois de belles rencontres. Cette saga familiale est relatée par sa dernière fille Soledad, qui fait le récit de la vie de sa mère de son enfance à sa mort et qui ouvre, dans une deuxième partie, une fente sur l'avenir de ses 6 autres frères et soeurs. L'Espagne du 19ème siècle est un personnage à part entière de cette histoire qui montre ses failles et ses forces, sa volonté d'indépendance pour atteindre un idéal.

 Après un tel récit, une telle aventure, comment reprendre sa vie paisiblement ? Comment se régénérer pour accepter un autre récit ? Je n'ai pas su. J'ai été saisie d'une frénésie d'acheteuse compulsive (support pour point de croix, fils, feutrine, rubans) : petit nécessaire éparpillé de "brodeuse" débutante. Heureusement, ma fièvre est retombée aussi vite qu'elle était apparue. J'ai gardé ce fourbis de côté pour plus tard et j'ai accueilli l'arrivée des vacances avec soulagement !   

 J'ai tout de même emporté un roman dans mes bagages (Labyrinthe de Kate Mosse), mais les excursions ne m'ont pas laissée le loisir de le terminer. Rentrée, j'ai interrompu cette lecture pour m'atteler au livre La clé de l'abîme de Somoza que je dois bientôt rendre à la bibliothèque municipale. Je peux dire que cette pause m'aura été bénéfique pour apprécier le début du récit du livre de Somoza. Elle aura surtout permis à mon plaisir et à mon envie de pénétrer d'autres univers de revenir intacts et fortifiés !

Publié dans Challenges, coup de coeur

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La dame n° 13 de José Carlos Somoza

Publié le par Brouillard

La dame n° 13 de José Carlos Somoza

Roman traduit de l'espagnol par Marianne Millon

Actes Sud, 2005

 

« Lasciate ogni speranza voi ch’entrate. » Laissez toute espérance vous qui entrez.
Ceci est un extrait du roman emprunté à l'Enfer de Dante.

Il sonne comme un avertissement aux lecteurs. Il place dans une atmosphère inquiétante où l'écriture de José Carlos Somoza ne vous laissera pas indifférent. Le sujet, la plongée immédiate dans le noir et les cauchemars, les images choquantes, macabres, noires trouvent une force supplémentaire dans l'écriture de l'auteur qui est alerte ou saccadée parfois.

  

- Aide-moi. L'aquarium... L'aquarium...

Rulfo fit un bond en arrière, raide de terreur et se cogna le coude contre le mur.

  

  

un cri

  

Il ne rêvait pas : il était bien éveillé, c'était sa chambre et le coup qu'il s'était donné au coude lui avait fait mal. Il essaya de fermer les yeux

  

un cri. Obscurité

 

et de les rouvrir, mais le cadavre de la femme était toujours là (aide-moi), lui parlant depuis le massacre de son corps dépecé (l'aquarium) sur les draps.

 

 

 

Un cri. Obscurité.

Il se réveilla en sueur. Il gisait à terre, avec une bone partie des draps. En tombant du lit, il s'était cogné au coude. Il tenait encore l'ouvrage aux pages froissées de Virgile.

 

J'ai dévoré ce livre, implacable dans l'intrigue et dans le suspense, qui ne trouve son dénouement vraiment qu'à la toute fin. On entre dans l'esprit des protagonistes, on connaît leurs peurs les plus secrètes, leurs faiblesses et leur envie d'en finir avec ces cauchemars, quelle qu'en soit l'issue. La peur ne peut pas être un moteur, il faut affronter le danger pour s'en libérer. On suit les rebondissements en étant l'allié de ces humains victimes des dames, anciennement appelées Muses par les poètes. La poésie des mots détient un pouvoir bien plus fort et terrible que celui de nous émouvoir. Récités sur une tonalité particulière, les vers se transforment en armes. Ces dames sont machiavéliques, des sorcières sans âme, sans humanité, des manipulatrices.

 

Les dames sont treize :

La n° 1 Invite,

La n° 2 Surveille,

La n° 3 Punit

La n° 4 rend fou

La n° 5 Passionne

La n° 6 Maudit...

- La n° 7 Empoisonne, récitait le vieux, tandis que l'enfantlisait, sans un seul murmure, sans une seule erreur.

La n° 8 Conjure... La n° 9 Invoque... La n° 10 Exécute... La n° 11 Devine... La n° 12 Connaît. - Il s'arrêta et sourit. ce sont les dames. Elles sont treize, elles sont toujours treize, mais on n'en cite que douez tu vois... ? Tu ne dois en mentionner que douze... Ne te risque jamais, même pas en rêve, à parler de la dernière... Pauvre de toi, si tu mentionnais la n° 13... !

 

La 13ème, celle mentionnait par le titre, est cachée. Tout l'enjeu consiste à la démasquer, la déloger, car elle est le point faible de ce cercle. Combattre le pouvoir des dames qui s'insinue dans la volonté des humains pour cesser d'être des marionnettes entre leurs langues.

Nos trois personnages ne sont pas impliqués à un même degré dans l'aventure : la femme, Raquel, veut protéger son secret -que je vous laisse découvrir- ; l'homme de lettres, Rulfo Salomón, veut sauver des amis (César et Susana) qu'il a mis en danger en leur demandant de l'aide pour résoudre l'énigme ; le troisième, Eugenio Ballesteros, le médecin veut sauver ses enfants et la mémoire de sa femme. Tous trois disposent d'une alliée décédée, Lidia Garetti, qui par-delà la mort les oriente pour qu'ils puissent renversés non pas le cercle, mais la dame n° 12, la chef terrifiante, celle qui menace leur équilibre, leurs vies. Une fois le premier rêve dissipé et confronté à la réalité, la machine est lancée et le fantastique s'immisce de plus en plus pernicieusement dans tous les actes, les pensées, les pores des personnages. La raison est en danger. La poésie est redoutable.

 

            "Un poème est une forêt pleine de pièges.

                 On parcourt les strophes en ignorant qu'un seul vers, un seul mais c'est suffisant, se fait les griffes en vous attendant. Peu importe qu'il soit beau ou non, qu'il posède une valeur littéraire ou en soit totalement dépourvu : il vous attend là, gorgé de venin, scintillant et mortel, avec ses écailles de béryl."

 

Quelques poètes cités :

Homère, Virgile (Géorgiques), Dante, Pétrarque, Shakespeare, Cernuda (Anthologie poétique), William Blake, Robert Browning, Robert Burns, Lord Byron,  John Milton, Pablo Neruda, Federico García Lorca...

"l'aura nera sí gastiga" ainsi châtie le vent noir Dante (Enfer)

 

 

Publié dans Challenges

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Lectures d'été

Publié le par Brouillard

Bonjour à tous !

 

Je suis une voix dans la blogosphère qui tente de partager ses découvertes de lectures et ses plaisirs. Comparée à Fleur, Yspaddadden, Liza ou L'autre côté du miroir, mes discours sont plus disparates, décousus, mais  je suis heureuse de pouvoir faire entendre ma voix au-delà des kilomètres et des vies qui nous séparent.

L'été est là, les vacances approchent et avec elles le temps consacré à la lecture augmente, au même titre que celui dédié aux promenades champêtres, aux baignades, aux dégustations de fruits frais de saison si juteux et sucrés, et autres gourmandises ou plats typiques des lieux de villégiature! Il n'y a pas à dire, c'est merveilleux ! 

En boulimique livresque qui se respecte, je me dois d'augmenter une pile à lire qui déjà n'avait rien à envier aux vôtres. Étant une adepte des bibliothèques, vivant dans une grande agglomération disposant d'un réseau de bibliothèques au fonds bien fourni, je navigue d'un site à l'autre à la recherche de nouvelles idées de lectures. Bien sûr, je pioche dans vos blogs, je m'inspire des challenges dont celui de Pralineries Au bon roman, et j'emprunte La théorie des nuages de Audeguy, mais d'autres titres se glissent entre mes doigts involontairement ou des auteurs aimés s'invitent pour une nouvelle valse.

Ma pile d'emprunts est déjà longue et j'ignore si je les lirai tous. Ou plus exactement, je sais que je ne pourrais pas tous les prendre avec moi pour mes excursions, mais ils sont présents dans ma chambre où ils me réchauffent le coeur et les yeux.

Pour connaître vos avis et vos impressions, j'en fais la liste dans cet article :

 

- Les emprunts :

* La dame n° 13de José Carlos Somoza

*  Le livre d'Hannade Geraldine Brooks

* Terre des affranchisde Liliana Lazar

* HHhHde Laurent Binet

* Le coeur cousu de Carole Martinez

* Veuves au maquillagede Pierre Senges

* Comment je suis devenu un écrivain célèbrede Steve Hely

 

- Ma pile à lire :

* Labyrinthede Kate Mosse

* Bellini et le démonde Tony Belloto

* Pfitzd'Andrew Crumey

* J'avoue que j'ai vécude Pablo Neruda

* La confusion des sentimentsde Stefan Zweig

* Un jour de colèred'Arturo Pérez-Reverte

 

 

Cette liste est en soi déjà impressionnante. Elle intègre différents genres que j'apprécie : du fantastique au réalisme, tout semble réuni pour que mes vacances littéraires soient réussies !

J'ai commencé le roman fantastique La dame n° 13 de José Carlos Somoza et cela me plaît tellement que j'hésite à en emprunter un autre de cet auteur. Ce serait au détriment d'un  autre que je rendrai sans l'avoir lu. Je sais déjà lequel sacrifier. Je l'ai choisi pour me faire une opinion sur les avis partagés de cette rentrée littéraire 2009, à savoir Terre des affranchis. C'est décidé, demain je procède à l'échange si les livres de José Carlos Somoza sont toujours en rayon !!  Je donnerai sa chance à Liliane Lazar plus tard, à la rentrée peut-être...

Publié dans Challenges

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Challenge ABC 2010

Publié le par Brouillard

Challenge ABC 2010

Auster Paul, La nuit de l'oracle

 

Bennett Alan, La reine des lectrices  

 

Cather Willa, La maison du professeur

ou

Cathrine Arnaud, Le journal intime de Benjamin Lorca

Duong Thu Huong, La terre des oublis

ou

Darrieussecq Marie, Rapport de police : accusations de plagiat et autres modes de surveillance de la fiction (Essai sur l'écriture et le plagiat rédigé dans un discours proche de celui de tous les jours, de la conversation. Les notions sont claires, bien élaborées dans leur cheminement. L'auteure n'adopte pas une posture institutionnelle. Certains paragraphes sont un peu faibles dans leur apport culturel, mais dans l'ensemble l'essai se lit bien.)

Eschbach Andreas, Des milliards de tapis de cheveux (S-F) 

Feist Raymond E., La guerre de la faille (fantasy)
Pour le moment je n'ai lu que le tome 1 qui se suffit à lui-même et je l'ai apprécié, mise à part au moment de la guerre où certaines descriptions étaient vraiment trop longues. J'ai dû me résoudre à sauter des passages, chose que je ne fais pas en  temps normal. Le début et la fin du tome sont bien, mais des longueurs donc dans le feu de l'action qui stagne aussi bien dans le récit avec l'état de siège que dans l'écriture qui décrit trop de détails insignifiants! 
 


Gerber Alain, 4 saisons à Venise

Huy Minh Tran, La double vie d'Anna Song

Ironside Virginia, La sexygénaire n'a pas dit son dernier mot

  
Joyce Graham, Requiem (fantasy)

 

 

Kawakami Hiromi, La brocante Nakano

Landon Emmelene, La tache aveugle

Malzieu Mathieu, Maintenant qu'il fait tout le temps noir sur toi

Nakhjavani Bahiyyih, La femme qui lisait trop


Ovaldé Veronique, Ce que je sais de Veira Candida
 ou

Osenna Erik, La grammaire est une chanson douce Récit très court sur la plaisir des mots, de la grammaire dans le monde de l'enseignement. Texte illustré. Agréable moment de lecture.

 

Pevel Pierre, Les enchantements d'Ambremer (fantasy)

Qiu Xiaolong
, La danseuse de Mao (policier)

Ruiz Zafon Carlos
, Le jeu de l'ange

Shaffer Mary Ann et Barrows Annie,
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

Tarun Tejpal,
Loin de Chandigarh

Ugresic Dubravka
,  Le ministère de la douleur

Villeneuve Camille, Les insomniaques


Wilson Robert Charles, Ange mémoire (fantasy)

ou

Wang Anyi, Les lumières de Hong Kong 

 

Xinran, Funérailles célestes


Yoshimura Akira, Le convoi de l'eau Les descriptions, tout est en finesse tant dans le récit que dans l'écriture. 

 

Zschokke Matthias, Maurice à la poule

 

Publié dans Challenges

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