Qui pro quo de Gesualdo Bufalino

Publié le par Brouillard

Qui pro quo de Gesualdo Bufalino

Julliard, 1993

Traduit par Jacques Michaut-Paternò

Roman policier

 

 

Un éditeur convie des amis à venir se reposer sur son île dont la propriété a été dessinée par un architecte qui s'est inspiré de la physionomie du propriétaire. Le lieu est alambiqué comme d'ailleurs les personnages qui le peuplent. Ce sont des excentriques qui profitent de la richesse de l'éditeur. C'est dans ce climat étrange de personnages loufoques que le meurtre de l'éditeur va survenir. Son assistante, jeune fille émule d'Agatha Christie va aider l'enquêteur à démêler la vérité et va elle-même s'épanouir.

 

Dans un climat de détente, le meurtre surgit et rompt le calme. L'originalité du roman, réside dans l'apparition de letttres rédigées par la victime qui surgissent après le drame et qui accusent depuis la tombe.

Hélas mon ressenti est négatif, car j'avais résolu l'énigme bien avant la fin. Je n'ai pas adhéré au contexte qui d'après moi ne plongeait pas assez dans une atmosphère mystérieuse. Ceci est regrettable.

 

Citation : Il n'était pas loin de trois heures lorsque j'allai me coucher, mais je fus incapable de trouver le sommeil. La chirurgie que j'avais subie m'avait plu simplement un peu. Toutefois j'en avais retiré un réconfort mental, le même que l'on éprouve en se pressant un comédon sur le menton. Murée dans ma virginité, je l'avais jusque-là subie comme une camisole de force, de façon claustrophobe. Je me sentais maintenant tellement plus libre, tellement plus sage.

 

 

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