Le cimetière des bateaux sans nom d'Arturo Perez Reverte

Publié le par Brouillard

Le cimetière des bateaux sans nom d'Arturo Perez Reverte

Traduit de l'espagnol par François Maspero

Seuil, 2001 (568p.)

Titre Original : La carta esférica

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Un marin exilé de la mer follement épris d'une femme dangereuse et belle. Un brigantin englouti depuis plus de deux siècles dans la pénombre verte de la Méditerranée. Une ancienne carte nautique qui n'en finit pas de révéler ses énigmes. Un secret dont les bribes éparpillées dans les liasses jaunies des bibliothèques et des musées excite la convoitise de chasseurs d'épaves sans scrupules. Et une fabuleuse histoire d'amour et d'aventure dont l'inoubliable héroïne est la mer. De Melville à Stevenson, de Conrad à Patrick O'Brian, c'est toute la grande littérature de la mer qui revit dans les pages de ce fascinant et merveilleux roman, comme un hymne à l'or magique des rêves et une métaphore de la part d'ombre tapie en chacun de nous.

 

 

Voici une plongée dans le temps et dans l'Histoire de Charles III et de son rapport avec les Jésuites. Leur brigantin, le "Dei Gloria" parti de la Havane a sombré en 1767 près des cotes espagnoles après avoir été attaqué par un bateau corsaire, le "Chergui". Un mystère entoure ce drame : pourquoi le Dei Gloria naviguait-il sans escorte ? Que cachait-il ? Officiellement rien de valeur, mais les circonstances de sa disparition sont des plus étranges dans un climat où le roi voulait dissoudre la Compagnie de Jésus. 

Roman historique et d'aventure, Arturo Pérez Reverte nous livre ici un récit très documenté sur les modalités de calcul des longitudes et latitudes au XVIIIème siècle et de nos jours. Il se pose en guide pour le lecteur, rappelle les circonstances historiques des événements, nous immerge dans cette quête.

Les portraits des personnages sont nets : Coy, le marin marchand qui est une brute amoureux de la blonde Tanger Soto aux multiples tâches de rousseur qui animent tous les fantasmes du mâle. Tanger est dangereuse, froide, calculatrice, prête à tout pour atteindre son but à savoir retrouver l'épave du brigantin et le trésor qui s'y cache. Elle manigance afin d'être plus rapide que Palermo, autre chasseur d'épaves intimidant, qui fait filer Coy et Tanger par son homme de main, Horacio Kiskoros, un nain argentin connu pour être un tortionnaire. Le décor est planté. Les pièges sont multiples tant dans l'interprétation des documents que dans la menace concurrente représentée par les autres chasseurs d'épaves et les autorités maritimes qui interdisent ces pratiques, en vue de préserver l'héritage historique.

Mon ressenti est mitigé : j'ai apprécié la recherche historique, les paliers jusqu'à la résolution du mystère, mais pas les personnages, leur caractère et relations . Distante, je fus.


Publié dans Roman espagnol

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