La Cathédrale de la mer d'Ildefonso Falcones

Publié le par Brouillard



Ce livre est paru en 2008 et comptabilise 624 pages.

Fresque historique d une qualité rare,
La Cathédrale de la mer, véritable phénomène éditorial, est enfin publié en France.

Au cour de la Barcelone médiévale, de la Grande Peste à l'Inquisition, Arnau, jeune paysan, endure les pires tourments et humiliations pour devenir un homme libre. Son destin hors du commun en fera le héros de tout un peuple...
Au XIVe siècle, au rythme de la construction de l'église Santa María del Mar chef-d'oeuvre du gothique catalan édifié « pour le peuple et par le peuple » en un temps record (cinquante-sept ans) , le lecteur suit pas à pas le parcours semé d'embûches d'Arnau Estanyol pour conquérir sa liberté. Fils d'un paysan exilé à Barcelone, devenu membre des bastaixos une confrérie de porteurs de pierres chargée de convoyer leurs chargements jusqu'à la future cathédrale , puis vaillant soldat du roi, il fait fortune avec l'aide du juif Hasdai, dont il a sauvé les enfants. Le voilà riche cambiste, consul... et époux, bien malgré lui, de la pupille du roi. Malgré son statut et ses nombreuses responsabilités dans la cité catalane, il saura résister aux plus terribles machinations, à l'Inquisition, et n'aura de cesse de défendre les pauvres et les esclaves...
Ce roman foisonnant de personnages et de rencontres, de trahisons et d'histoires d'amour est un tourbillon. Acteur et témoin des grands maux de l'époque, son héros est tour à tour confronté aux conflits militaires, aux révoltes populaires, à la Grande Peste et aux hérésies. Par-delà l'intrigue menée de main de maître par Ildefonso Falcones, La Cathédrale de la mer est aussi un chant d'amour à une ville et à ses habitants, ainsi qu'un hymne à la fraternité.


Dès les premières pages, dans les douleurs de la naissance du personnage, s'établit en moi un parallèle avec Le Parfum. Nous sommes en présence d'un personnage dont nous comprenons que le destin va être exceptionnel et l'écriture nous immerge bien dans cette Barcelone médiévale. Mais ce sont-là les deux seuls liens que nous pouvons faire, car Arnau est un être attachant qui se fait des amis, qui surmonte les épreuves de la vie et se fait une place dans la société, il gravit les échelons sociaux. Il prend fait et cause pour ses semblables, il a du coeur et met tous les moyens en sa possession pour défendre les siens.
L'histoire est merveilleusement résumée dans cette quatrième de couverture, ensuite, c'est grâce au talent de l'auteur que le lecteur est touché si profondément par ce personnage et par cette époque. Ildefonso crée de l'empathie pour son personnage et fait de la cathédrale un autre personnage majeur du livre, un autre pilier de l'histoire. Les détails réalistes, documentés des conditions de vie des Barcelonnais nous transporte à cette époque et nous font oublier les 624 pages du roman. Une fois en main, il est difficile de le poser.

Publié dans Roman espagnol

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Coco 21/11/2009 18:32


...difficile de le reposer, c'est exactement cela... Je conseille cette lecture dès lors que le Moyen-âge ne rebute pas..