Et te voici permise à tout homme d'Eliette Abecassis

Publié le par Brouillard

Et te voici permise à tout homme d'Eliette Abecassis
168 pages
Date de parution: 08/05/2013
Editeur d'origine: Albin Michel

Eliette Abécassis - Et te voici permise à tout homme.

Adultère. Anna a beau être divorcée de Simon, aimer Sacha éperdument, elle sait que si elle cède à la passion, elle sera considérée comme une femme adultère. A moins que son ex-mari ne lui accorde enfin le guet, ce divorce religieux juif qui la délivrerait de ses chaînes. Ecartelée entre ses pulsions amoureuses et sa conscience religieuse, Anna se heurte au poids des traditions qu’elle n’ose transgresser. Et se retrouve victime du jeu cruel de Simon, qui refuse de lui rendre sa liberté... Une fois encore, Eliette Abécassis parle au cœur des femmes. Au nom de toutes celles que nous sommes. Femme actuelle. Ce texte, qui éprouve la foi avec profondeur et retenue sans la malmener, pose, en fond, la question – fragile – de la liberté. Le Monde des religions.
Colère. Colère. Colère. Impuissance. Manipulation. Détournement. Asservissement. Vie(s) Brisée(s). Loi(s) et pouvoir.
L'homme exerce son pouvoir sur la femme. Celle-ci n'abandonne pas son objectif de retrouver sa liberté d'un point de vue religieux. Civilement divorcée, elle est toujours soumise au bon vouloir de son ex-mari. Le guet ne doit pas être donné sous la contrainte pour ne pas être considéré comme invalide. Anna tient bon et pourtant au fur et à mesure s'abandonne à sa perte malgré le secret d'adultère auquel elle essaie de ne pas donner prise et pourtant dans lequel elle plonge. Elle court à sa perte et à celle de ses enfants.
Déshonneur. Désir charnel. Guerre psychologique. Interdit. Adultère. Judaïsme. Perdition.
Honnêtement, j'ai mis un temps certain pour lire ce roman tant la colère m'étouffait. Cette lecture me rendait malade. L'écriture de l'auteure nous immerge dans les pensées, les contradictions d'Anna avec brio.

Publié dans Roman français

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christian 23/07/2014 19:20


En toile de fond du divorce religieux juif, se tapit dans l'ombre la difficulté de dire qui est juif et qui ne l'est pas. Aucun prosélytisme dans le judaïsme. Le mariage et l'invulnérabilité de
ce lien est la plus sûre des manières de perpétuer sans déperdition aucune la transmission par la mère, donc l'épouse, de la judéité.


D'où la dure loi des rabbins.

Brouillard 29/07/2014 13:27



Merci pour ce commentaire qui recontextualise le propos du livre dans l'histoire et la définition du Judaïsme. Cet éclaircissement est bienvenu.