Ce que je sais de Vera Candida de Véronique Ovaldé

Publié le par Brouillard

Ce que je sais de Vera Candida de Véronique Ovaldé

Editions de l'olivier, 2009

 

 

Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d'une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père.
Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Parmi elles, seule Vera Candida ose penser qu'un destin, cela se brise. Elle fuit l'île de Vatapuna dès sa quinzième année et part pour Lahomeria, où elle rêve d'une vie sans passé. Un certain Itxaga, journaliste à L'Indépendant, va grandement bouleverser cet espoir.
Un ton d'une vitalité inouïe, un rythme proprement effréné et une écriture enchantée. C'est ce qu'il fallait pour donner à cette fable la portée d'une histoire universelle : l'histoire des femmes avec leurs hommes, des femmes avec leurs enfants. L'histoire de l'amour en somme, déplacée dans l'univers d'un conte tropical, où Véronique Ovaldé a rassemblé tous les thèmes - et les êtres - qui lui sont chers.

 

Challenge ABC 2010

 

Après un début de lecture un peu décevant, je me suis laissée emporter par l'écriture et l'histoire de Vera Candida et la malédiction de sa famille. Pourquoi un début décevant? Mon premier contact avec l'écriture de Véronique Ovaldé a été source de crainte, notamment à cause de son recours aux parenthèses. J'ai bien décelé une subtilité qui consiste à introduire un degré différent dans le récit : une note explicative, un ressenti, mais dans l'ensemble cela parasitait plutôt ma lecture. Et puis, j'ai découvert et apprécié l'écriture fluide, sans embûche, simple, facile à lire et rapide de Véronique Ovaldé. Elle met en scène trois générations de femmes, trois destins. Vera est celle qui rompt l'engrenage dans lequel ces femmes sont plongées, sa vie de fille-mère n'est pas simple : d'un foyer de jeunes-filles-mères, à un immeuble communautaire, et à une vie amoureuse épanouie,  la vie de Vera Candida se développe dans une écriture qui ne cache rien des douleurs, faiblesses et forces des protagonistes. Le rôle des hommes est plutôt malfaisant dans l'ensemble, même Itxaga a sa part de responsabilité dans la trajectoire des événements qu'a connus Vera Candidia. Le tout est rendu dans un décor, l'île, qui est un personnage à part entière du récit, celui à partir duquel toute l'horreur est née, s'est insinuée profondément.

Publié dans Roman français

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**Fleur** 13/11/2010 19:44


Encore 1 que je veux lire :)